Les Thermes d’Antonin, situés à Carthage (Tunisie), sont le plus vaste ensemble thermal Romain, le plus imposant et le plus riche construit sur le sol Africain. Ils constituent aussi le seul bâtiment thermal de Carthage dont il subsiste quelques vestiges, en dépit de la prédation féroce qui a sévi sur le site archéologique et dépouillé le monument de ses matériaux.

Même si le bâtiment constitue l’ensemble thermal le plus important construit à Carthage, et le « plus grand édifice balnéaire du monde provincial, à l’image de la mégapole carthaginoise », il n’était pas le seul. Cependant, aucune partie en élévation ne subsiste de la dizaine d’autres édifices du même type ayant pu exister et dont la localisation est incertaine ou inconnue, en particulier les thermes dits de Gargilius attestés par les textes mais non reconnus avec certitude sur le terrain.

Les Thermes, considérés parmi les plus vastes de l’Afrique Romaine, ont été mis en service sous le règne de l’empereur Antonin, en « 165 après Jésus-Christ », après 15 ans de travaux initiés sous le règne d’Hadrien. Le monument s’élevait sur trois niveaux et était surmonté de nombreuses coupoles. Aujourd’hui, seuls des « îlots » subsistent de ce formidable édifice, en particulier, des vestiges du niveau inférieur, réservés au personnel et au service. Ils permettent cependant d’en entrevoir la grandeur et la magnificence. La visite en est facilitée grâce au fléchage au sol et à une signalétique élaborée.

Des installations d’origine ne subsistent plus que quelques vestiges du rez-de-chaussée, constitué des espaces de service, situé à proximité du rivage de Carthage. En effet, le site a servi de carrière de pierres pendant des siècles afin d’édifier de nombreux documents, tant à Tunis que dans de nombreuses villes du nord du Bassin méditerranéen comme Pise, sa proximité du rivage ayant aggravé la prédation. Abdelmajid ANNABLI et Hédi SLIM  ont pu dire de l’édifice  qu’il n’était plus qu’un « Colosse abattu et dépouillé de presque tous ses éléments tant architecturaux qu’ornementaux »

Les vestiges s’étendent sur une longueur supérieure à 200 mètres, le long du rivage, l’anastylose d’une colonne du frigidarium par une mission archéologique tunisienne en 1985, dans le contexte de la compagne internationale menée par l’UNESCO (1972-1992) permet de se faire une idée de la magnificence des lieux à l’apogée de la cité romaine ; les voûtes disparues s’élevaient à une hauteur supérieure à 29 mètres, soit approximativement un immeuble d’une hauteur de 8 étages.

Les ruines sont localisées au sud-est du site archéologique, à proximité immédiate du palais présidentiel de Carthage. Les fouilles effectuées depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, ainsi que la création d’un parc archéologique dédié au monument abritant bien d’autres éléments dignes d’intérêt et révélateurs du très riche passé de cette ville « Emblématique » selon Sophie BESSIS, en font l’un des lieux incontournables du Tourisme dans la ville.

Ils sont classés comme une partie du patrimoine du site archéologique de Carthage sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le même balisage permet de circuler dans la deuxième partie du par cet de découvrir en allant dans le sens opposé à la mer, une chapelle chrétienne du 7eme siècle une « scola » ou siège d’une association religieuse du 4eme siècle, la basilique de Dermèche 1 et la nécropole punique et pour ne citer que les principales stations.


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