Le Ribat de Sousse est l’un des plus beaux et des mieux conservés du chapelet de «fortesses –couvents» qui s’égrenaient le long du littoral nord-africain pour, à la fois, servir de boucliers contre les assaillants venus d’outre-mer et de lieu de retraite spirituelle. Le Ribat de Sousse a été érigé à la fin du VIIIe siècle. Son style architectural s’inspire largement de celui mis en œuvre par les Byzantins, devanciers des conquérants arabes en terre africaine. Au demeurant, les matériaux d’origine antique entrent largement dans la construction de l’édifice.

Le plus ancien et le mieux conservé de toute la série, le ribat de Sousse est l’exemple par excellence de ce type de construction, avec son enceinte rectangulaire flanquée de tours, percée d’une seule porte, du coté sud, avec sa cour intérieure à deux niveaux sur laquelle ouvrent trente cinq cellules, une mosquée occupant le côté méridional du premier étage, avec une tour du coté Sud-Est, à la fois minaret et vigie, d’où l’on pouvait transmettre des signaux au Ribat de Monastir en cas d’attaque ou d’invasion maritime.

Les remparts se situent tout autour de la médina, flaqué de barlongues ou de tours carrées et les pierres sont posées en horizontales assises avec une interaction de joint, intégrant la Kasbah du coté occidental, couronnés de merlons bien arrondis et percés par divers entrées composés d’arcs outrepassés et brisés, inscrit dans un cadre rectangulaire paré de pierre et repose sur des pieds bien droits et enfin, la partie supérieure est occupé par un chemin de ronde.

Du coté de la porte de Beb Bhar, les murs se caractérisent par la présence de deux séries d’arcades précisément dans la partie supérieure, voûtées bien superposées, ouvertes sur l’intérieur de la ville et prolongé sur une vingtaine de mètres.


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