Le Quartier Magon est l’un des éléments du site archéologique de Carthage en Tunisie. Situé en bord de mer à peu de distance au Sud des célèbres Thermes d’Antonin, le terrain était le  dernier qui avait échappé à l’urbanisation, il a été fouillé par les archéologues allemands, sous la direction de Friedrich Rakob dans le cadre de la compagne internationale lancée par l’UNESCO et qui avait permis la mise à jour de la seule partie visible des remparts de

Carthage datant de la fin du 4ème siècle ou du début du 5ème siècle avant Jésus CHRIST, avec ses blocs de fondation dont un seul pèse plus de 13 tonnes, ainsi que les traces d’une poterne à côté du premier bastion et des casemates ajoutées au 6ème siècle. Elles avaient permis également la mise à jour des vestiges de maison d’époque punique  de la dernière période en l’état de la destruction de la ville par les armées Romaines et de maisons qui dataient de l’époque Romaine.

Les archéologues ont pu suivre l’évolution du cartier durant l’époque romaine, le site étant réoccupé seulement un siècle après la destruction de la ville lors de la Troisième guerre punique. Les Romains  réutilisent alors les installations puniques, puits et citernes, de même les ruines fournissaient les matériaux de construction. Il n’y a pas de changement dans le quartier jusqu’à la fin de l’époque Romaine, sauf les reconstructions à la suite d’un tremblement de terre au 4ème siècle et la restauration suivant la reconquête byzantine. Les éléments d’un égout Romain sont également visible tout comme des éléments Romains des 1er et 2ème siècle après Jésus CHRIST.

Le site archéologique consistait en un espace de la cité punique, dont les archéologues avaient pu déterminer l’histoire de l’aménagement. L’importance des découvertes a décidé les autorités tunisiennes à aménager et ouvrir aux visiteurs le site qui accueille, outre les vestiges un petit antiquarium.

Les fouilleurs avaient pu déterminer que dès le 5ème siècle après Jésus CHRIST, il existait un urbanisme organisé avec des rues larges de 3 mètres. La porte ouvrante dans la muraille vers mer était précédée par une voie large de 9 mètres.

La muraille semblait avoir couru jusqu’au port militaire. La porte de la mer semble avoir existé au 8éme siècle avant Jésus CHRIST. Un quartier était construit, chaque maison ayant un puits et une citerne.

Après la fouille, les éléments découverts ont été consolidés et mis en valeur, le site étant désormais un petit parc archéologique adjoint de zones d’exposition figurant des maquettes du site, à l’écart des circuits touristiques et donc largement méconnu.

L’antiquarium comprend des fragments d’architecture, colonnes et chapiteaux de grès. En outre des maquettes étaient exposées afin de représenter le site à diverses époques ainsi qu’une maquette d’un puits d’extraction de grès à l’époque punique. Les deux maquettes concernait l’une le quartier lorsque la muraille était percée par la porte de la mer et qu’un espace séparait l’habitat de celle-ci, l’autre le quartier lorsque la porte était fermée et que l’habitat s’est rapproché du dispositif de défense et le quartier d’habitation s’est étendu. La maquette du puits d’extraction d’El Haouaria permet de visualiser la façon dont les blocs étaient sortis des carrières.

L’antiquarium comprend en outre des fragments de céramiques découvertes lors des fouilles et des fragments de stucs décoratifs et d’architecture.


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