A deux kilomètres du centre ville de Zaghouan et sous  Djebel Zaghouan on peut visiter le Temple des eaux. 

Le temple des Eaux a été construit par l’empereur Hadrien , vers l’an 130 apr. J.-C , qui lança les travaux de construction et édifia un Temple au niveau de la source principale. C’est un bassin collecteur en forme d’hémicycle au pied du djebel. Ce nymphée ressemble à une coquille Saint-Jacques ouverte, encastrée dans la montagne. Dans sa partie supérieure, le monument forme un hémicycle composé de 12 niches qui abritaient les statues des nymphes de divinités comme Neptune et les Néréides et un bassin collecteur de plusieurs sources en forme d’hémicycle. Au centre, une treizième niche, plus importante, constituait le temple proprement dit et renfermait une statue de la divinité protectrice de la source. De la terrasse , fermée jadis par un double portique , des marches conduisent en contrebas à un bassin de décantation des eaux. Au pied du site, très belle perspective sur ce décor théâtral.

Ce bassin était le point de départ du fameux aqueduc de Zaghouan, construit à la même époque, long de 123 km, qui alimentait Carthage en eau pendant l’époque  romaine. Ainsi, dès le Temple des Eaux, on remarque très facilement le départ de l’aqueduc dont ,en se baladant dans la région, on pourra tomber sur des vestiges du complexe hydraulique. Par exemple, au niveau du village de Bent Saïndane, la ramification venant d’Aïn Jouggar traverse l’oued Gouissate. Un bel aqueduc a été construit pour franchir la vallée.

Cet espace a fait l’objet d’un programme de restauration important ces dernières années. Sa visite est devenue très intéressante. Le Grand Temple possède en effet une architecture très bien conservée. Il ne manque que les statues qui ornaient les portiques, transférées au Musée du Bardo.

D’autres structures sont encore presque intactes, comme le Petit Temple (probablement destiné à l’alimentation en eau de Ziqua, l’ancêtre de Zaghouan) et le Grand Bassin.


Retour à Zaghouan