Le musée de Zarzis est un musée archéologique et patrimonial tunisien situé dans la ville de Zarzis. Il occupe l’ancienne église catholique Notre-Dame de la Garde construite en 1920 au début du 20ème siècle par le prêtre missionnaire Gabriel Deshay, à l’époque du protectorat français.

Les collections qui y sont exposées dans le musée de Zarzis présentent au public l’histoire de la presqu’île de Zarzis et des plus importants sites antiques de la région du Sud-est tunisien. Des œuvres tels que le sarcophage et la maquette du site de Gigthi (Bou Grara), les statues et les stèles de Zita (Zian), les collections de céramiques punique et romaine (de Chammakh, de Ras Lemsa, d’Al Alindaya…) montrent l’importance de l’occupation antique dans cette région.

Le visiteur peut également contempler les outils et les instruments utilisés par les Zarzissiens dans les trois activités qui ont marqué leur vie quotidienne depuis l’Antiquité à savoir la culture de l’olivier, la pêche et le commerce.
En effet, l’ancienne charrue (le mehreth), la tkoura, les cornes doigtiers, les instruments de mesure d’huile et d’olive, le tamis (ghirbel Zirrir), les lampes à huile reflètent l’attachement des Accara à l’olivier.
Mais en tant que presqu’île, Zarzis vivait aussi de la mer comme en témoignent les instruments et les outils liés à la pêche: Nasses, filets, lunette de calfat, trident, pièges à poules…La mer fournissait également aux Accara du sel et des matériaux de construction: sable de mer (gazza), pierre (chakch), coquillage, telga… Les oeuvres exposées révèlent que l’huile et les produits de la mer étaient à l’origine de la prospérité commerciale des Zarzissiens comme en témoignent le four de Zion, le port antique d’Errssifet, la série d’amphores commerciales, des plats arétins importés d’Italie et le trésor de l’empereur Gallien (253-268 ap. J.-C.) que le visiteur peut voir à la fin de la visite.