Aïn Draham , Situé au nord de la Tunisie, non loin de la frontière algérienne, ce village très particulier vaut le détour ou plus exactement l’escapade car il ne se trouve pas sur les trajets habituellement empruntés par les touristes. Pourtant, ce ne sont pas les infrastructures hôtelières qui manquent, que ce soit dans le village lui-même ou bien dans la petite ville et station balnéaire toute proche de Tabarka ,situe à une vingtaine de kilomètres au sud de Tabarka et au nord-ouest de la Tunisie.

Aïn Draham semble avoir été créé pour le bonheur de ceux qui aspirent à des vacances tranquilles, loin du vacarme des villes touristiques trop peuplées et bruyantes, loin de la mer et loin du désert où les plaisirs des baignades ou des virées dans le grand sud peuvent être aussi enthousiasmants que fatigants. Ce petit village perché, construit à mi hauteur d’une montagne, est entouré d’une magnifique forêt où vous pourrez vous promener pour y respirer à plein poumon un air vivifiant tout en découvrant sa faune et sa flore. On y trouve en particulier le chêne liège, une « spécialité » de cette région à partir de laquelle on fabrique des objets. Si le cœur vous en dit et s’il vous permet aussi de résister aux longues marches, vous grimperez jusqu’en haut de ces montagnes pour admirer le superbe paysage qui s’offrira à vous. Si Aïn Draham est le paradis des amoureux de la nature il est aussi celui des sportifs, amateurs ou professionnels car ce lieu est naturellement propice à toutes sortes d’activités sportives telles que les randonnées, pédestres ou équestres ou vététistes. A noter que dans ce village, il existe un centre de mise en forme pour sportifs de haut niveau.

Ceux qui aiment la chasse pourront s’en donner à cœur joie, ici ce n’est pas le gibier qui manque (un des hôtels s’est d’ailleurs spécialisé dans l’organisation de la chasse aux sangliers). Aïn Draham, dont le nom signifie source d’argent, c’est aussi une station thermale (des vestiges prouvent que ses sources chaudes étaient déjà utilisées par les Romains).
Aïn Drahem appartient au  gouvernorat de Jendouba. Au passé elle était un camp militaire et un centre d’estivage et souk aujourd’hui, la cité se présente comme un centre économique régional modeste.

Rattachée à la délégation de Fernana, construite en 1948 afin d’héberger les ouvriers et les ingénieurs venus pour construire le barrage de Beni M’Tir dont le village surplombe, et Située à 650 mètres d’altitude cette paradisiaque bourgade a bien conservé l’originalité de son architecture, grâce au décret municipal : il s’agit d’une architecture typique dont les toits sont faits de tuiles, des façades identiques aux volets noirs et cadres rouges.

La ville est bâtie à une altitude de huit cent mètres sur les pentes de Djebel Bir (milles quatorze mètres) et fait partie des monts de Kroumirie et abrite vers les neuf milles habitants. En effet, cette région est considéré comme la plus humide de tout le pays puisqu’avec 1534 millimètres de précipitations chaque année, elle détient le record national de pluviométrie. Durant l’année, la température moyenne annuelle d’Aïn Drahem est de 15°C avec une moyenne de 23,9°C pour le mois de juillet et de 6,6°C pour le mois de janvier. Depuis la période du protectorat français, la ville est une station de villégiature active  qui rappelle un village alpin par sa forêt dense de chêne-liège, par ses maisons aux toits de tuiles rouges ainsi que sa richesse giboyeuse, notamment en sangliers.

Elle est vraiment appréciée pendant toutes ses saisons, pour la fraîcheur de son climat, pour la chasse, pour le thermalisme et pour ses randonnées pédestres, équestres ou en VTT. C’est aussi un lieu de séjour exceptionnel pour une détente absolue dans un environnement vivifiant.

Grâce à la présence d’une source d’eau chaude, la plus chaude du pays et l’une des plus chaudes au monde Hammam ; Salhine, qui est, à 73° C, un projet pilote de station thermale soutenu par l’Union européenne, est à l’étude dans le cadre du tourisme écologique. Cette source est connue pour ses vertus curatives des maladies épidermiques, inflammatoires ainsi que rhumatismales. Cette station intégrée est sera en effet dotée de des résidences touristiques groupées et individuelles, un hôtel de 100 lits, d’une station thermale, un centre d’esthétique, des chalets en bois équipés d’un SPA et d’une salle de congrès et ses clients aurons un parcours de santé, des commerces et d’espaces verts.

Aïn Drahem dispose aussi d’un orphelinat qui a vu le jour avec l’aide de l’Unicef. Ce village apparaît en effet dans le documentaire en 2006 présenté par Françoise Gallo, dans lequel elle a évoqué un moment de la vie de la réalisatrice.