L’amphithéâtre de Carthage est un amphithéâtre romain construit entre la fin du 1er  siècle et et début du 2eme  siècle dans la ville de Carthage à l’ouest de la colline de Byrsa, qui a été agrandit et  reconstruite au 3 eme siècle par Jules CESAR (Colonia Julia Karthago) et qui est devenue la capitale de la province romaine d’Afrique. On y retrouvé des mentions épigraphiques qui font remonter à l’an 133 les premiers jeux de cirques accueillis par ces lieux.

C’est l’un des trois amphithéâtres africains avec ceux d’EL JEM et de THAPSUS à âtre construit sur un terrain plat sans adossement à une colline.

 

Pendant longtemps la hauteur de ses arches fait l’admiration des visiteurs, dont AL-IDRISSI impressionné par la « construction en cirque formée d’environ cinquante arcades » ; il précise au sommet de chaque arcade un cintre, et sur le cintre de l’arcade inférieure, l’on voit sculptées en relief diverses figures et représentations curieuses d’être humain, d’animaux de navires, le tout exécuté avec un art infini et une immense habileté.

La prédation qui sévit sur le site archéologique fait que seule subsiste l’arène, alors que l’édifice faisait l’admiration de voyageurs, y compris au moyen âge. Le site fait l’objet de fouilles à la fin du 19 eme siècle, mais aussi de restauration et d’aménagements contestables du fait de la tradition chrétienne qui en fait un lieu de martyre.

Ce dernier est un édifice de dimensions imposantes dont :

La Capacité : 30 000 places

Le périmètre extérieur : 120 m sur 93 m

Les Dimensions de l’arène : 65 m * 37m * 2.5m

Le Lieu de construction : Carthage (Afrique)

L’Inscription du site au patrimoine mondial de l’UNESCO : 1993

Lors de son agrandissement, son grand axe est porté à 156 mètres pour une largeur des 128 mètres, avec une façade faite de blocs de Kadhel.

La particularité de l’amphithéâtre de Carthage est de s’adosser à une colline, sans s’appuyer sur elle, en effet, ses gradins reposent sur un système complexe de voûtes qui le mettent à l’abri des mouvements du terrain.

En 1887, une croix est érigée en son centre en souvenir du martyr de Chrétiens dont PERPETUE et FELICITE. Ces deux saintes de l’Eglise Catholique furent sans doute martyrisées dans un autre monument analogue mais inconnu à ce jour, en dépit d’une tradition relayée longtemps y compris par les historiens. La construction d’une chapelle moderne dédiée aux deux saintes a perturbé les installations du sous-sol de l’amphithéâtre.

Au 19eme siècle, l’historien AL-BAKRI donne une description de l’amphithéâtre, qu’il qualifie de monument le « plus merveilleux de Carthage » : « Cet édifice se compose d’un cercle d’arcades soutenues par des colonnes et surmontées par d’autres arcades semblable à celles du premier rang. Sur le mur de cet édifice on voit représentées des images d’animaux d’où on y distingue des figures qui symbolisent les vents : celui de l’Orient a l’air souriant, et celui de l’Occident a un visage renfrogné »

Depuis les années 60, et après plus amples restaurations, cet amphithéâtre accueille tous les étés une manifestation culturelle majeure : le festival international de Carthage ـou se produisent les plus grandes vedettes de la chanson, les troupes théâtrales de renom ainsi que les troupes folkloriques nationales et internationales; Outre les représentations théâtrales, cet espace accueillait aussi diverses manifestations littéraires et le célèbre Apulée y déclama maintes œuvres.


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